même si l'eau vieillie
dans les méta-univers qui nous humilient
mon éternité s'évapore
à la limite
thermodynamique de la connaissance
ainsi mes pores restent-ils insensibles
au froid cosmique dans lequel sommeillait
autrefois le serpent du temps lorsque
disait-on
le temps précédait la matière
et même si je me rebiffe
à mon tour
je remonte tout au long d'une chute
aux côtés des autres mortels
(ivrognes fanfarons et suicidaires)
et la flèche en direction de l'avenir arrive à chaque fois dans le passé
chargée d'une mélancolie consternante
en vain je tente de percer la sagesse des
cinquante masses Planck et le sens du nuage initial
des particules lourdes
la mort continue à déposer ses larves
dans cette densité
et moi je reste
sa pitance gratuite
Translator: Dinu Flămând
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