Les coquelicots
C’était comme des torches ! La vie
montait aux bouts des frêles tiges.
« Ce sont des joues » me suis-je dit,
« elles rient quand les pétales voltigent ».
Je les ai pris aux mains avares,
en m’égarant dans la soirée.
Et voilà : mes bras se parent
de fleurs et semblent enflammés.
Et finalement, j’en suis revenue
Loin, le champ, je le vois :
il me paraît si seul et nu,
derrière moi.
J’ai essayé à la maison
d’en faire un flamboyant bouquet :
tous mes coquelicots, ce sont
des larmes qui tombent sur le parquet.
Translator: Elisabeta Isanos
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