La fée du printemps, cette année aussi,
de banalités plein le sac, s’est présentée,
malgré cela, nous nous sommes réjouis
comme si pour la première fois elle était arrivée.
La forêt
L'arrière-saison arrivée,
la forêt a descendu, comme si c'était un trésor,
Avant que je t’aime
Avant que je t’aime,
Mon amour, mon amour,
Les coquelicots
C’était comme des torches ! La vie
montait aux bouts des frêles tiges.
J’hérite la hâte
Troublé, mon front porte la pâleur, j’hérite
la hâte de quelqu’un,
L'aube
Je veux voir le monde, car jamais
je n'ai cru aux dires des poètes.
Ce ciel-là
Ce ciel-là est tombé doucement,
en exhalant une odeur bleue, tout près,
Offrande
Je t’apporte des amandes vertes comme tes yeux,
Comme ton cœur des figues mûries
Baba Vișa
Je suis au village la nourrice des défunts
Eux seuls m’appellent pour les laver, je n’ai pas de petits.
Automne à Miorcani
Sur les collines, sur cette eau, de partout choit
La lumière couverte de voiles de soie.